Je n'étais qu'une parenthèse

C'est dur de se rendre compte des choses. Encore plus d'accepter qu'on n'était qu'une distraction. Je ne voulais pas y croire, je t'ai laissé plusieurs chances et j'ai fini par comprendre que je n'étais rien. Enfin, pas vraiment rien mais je ne représente pas grand chose par rapport à ce que tu représentes pour moi.

Je croyais qu'on avait un truc spécial, qu'on ressentait quelque chose d'unique. Ce n'était pas de l'amour, juste une amitié originale. Je voulais croire que je comptais, d'ailleurs c'est ce que tu me disais. Tu me répétais que j'étais forte, que j'étais parfaite, que je valais la peine qu'on se batte pour moi et au final, tu ne prouvais rien. Tu ne t'es jamais battu pour moi.

Tu dis que tu me comprends, mais cela n'a jamais été le cas. Tu n'as jamais compris à quel point j'ai été blessée par la vie, tu pensais avoir la science infuse et tu étais blessant. Mais je passais au dessus parce que ce n'était pas grave. Parce que j'avais besoin de toi et que tu étais important. D'ailleurs, tu m'as dit que j'étais importante, que tu serais capable de beaucoup pour moi mais tu n'as jamais vraiment rien fait.

Parfois, tu te surpasses, parfois tu redeviens la personne que j'ai connu initialement. Et je crois que je me rattache à cette idée que j'avais de toi, à cette personne que tu m'as fait connaître mais que tu n'es plus. Et si un jour tu lis ces mots, je suis sûre que tu me rejetteras la faute. Tu ne comprendras pas. Pour toi, je serai juste une fille de plus qui fait des histoires mais tu ne comprendras pas.

Alors, il vaut peut être mieux te laisser partir. Je te laisse t'éloigner en embarquant nos souvenirs. Je sais que tu ne reviendras pas. Je sais que si je ne viens pas vers toi, on s'éloignera. Alors je vais laisser le temps faire son oeuvre, je vais le laisser t'effacer. De toute façon, tu n'étais qu'une illusion. Et moi ? J'étais qu'une parenthèse.

 

Publié le 8 juin 2018