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Interview d’Anouchka Labonne

Bonjour Anouchka, merci pour votre temps ! Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Anouchka Labonne (pour de vrai, donc), j’ai 31 ans et je suis autrice et voyageuse. Accessoirement, je travaille dans le milieu associatif comme chargée de formation et de développement.
J’aime faire de la randonnée, lire des bandes dessinées et boire du bubble tea. Mais ce que je préfère dans la vie, c’est parler toute seule en imaginant des histoires. Ben quoi, me regardez pas comme ça !

Depuis quand écrivez-vous ? Qu’est-ce qui vous a poussé à commencer ? 

C’est un peu cliché de dire « depuis toujours » mais en l’occurrence c’est assez vrai. Quand j’avais une dizaine d’années, j’écrivais des histoires de trésors égyptiens ou de train fantôme, puis au collège mon premier gros projet a été un récit à huit mains avec de très bonnes amies (une histoire de princesse guerrière et de magie avec plein de rebondissements).
Quand j’ai découvert le Seigneur des Anneaux, je me suis lancée dans l’écriture de ma première épopée fantasy : un truc jamais fini avec plein de noms à coucher dehors et des péripéties en cascade.
Est ensuite venue une très longue période consacrée à la fan fiction et aux nouvelles homo-érotiques.
Et puis pendant plusieurs années je n’ai rien écrit.
Jusqu’à ce qu’en 2016 surgisse l’histoire de Léonie, une nouvelle historique. C’est là que j’ai réellement commencé écrire. C’est là que, après moult relectures et réécritures, je me suis sentie prête à aborder l’écriture comme un projet sérieux et plus un simple passe-temps.

Vous avez aujourd’hui publié deux romans historiques, est-ce votre genre de prédilection ?

Je ne suis pas sûre d’avoir un genre de prédilection. Ce qui m’intéresse dans l’écriture c’est d’explorer des nœuds, des points bloquants. Particulièrement en ce qui les rapports de force entre les gens. Forcément, quand on place ces questionnements-là dans des périodes historiques anciennes, il y a plus de nœuds à explorer.

Est-ce que vous allez vous essayer à d’autres genres ? Si oui, lesquels ?

J’écris actuellement une trilogie de fantasy. Encore une fois, le contexte me sert à explorer des rapports de force inégalitaires. Je veux parler de décolonisation. Placer ce thème dans un univers fantasy me permets de le traiter avec un peu plus d’universalité.

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur vos romans ? 

Par où commencer ?
Léonie est une nouvelle qui se déroule pendant la seconde guerre mondiale. On y découvre la vie dans une ferme en zone libre qui accueille plusieurs réfugié·e·s de la zone occupée. Plus particulièrement, Léonie, une femme discrète venue de Paris et qui cache un lourd secret.

Le garçon du port est un roman qui suit le parcours d’un jeune aristocrate qui quitte sa campagne pour vivre à Londres. Il va y découvrir les peines et les joies de la vie mondaine, ainsi qu’un Londres plus secret, loin de son milieu social.

C’est un thème récurrent mais inépuisable, le personnage principal arraché à son environnement habituel et confronté à l’inconnu, mais je ne me lasse pas de l’exploiter !

Votre roman, Le garçon du port, se déroule à Londres, pourquoi avez-vous choisi cette ville pour le déroulement de votre histoire ?

Cela je le dois à mes études. J’ai écrit ce roman sous forme de nouvelle en 2008 avant de le réécrire entièrement dix ans plus tard. J’étudiais la littérature et la civilisation britannique à l’époque. Le moindre cours était pour moi une mine d’or en matière d’idées d’histoires. Mon aristocrate ne pouvait être que britannique, et donc aller à Londres.

Comment trouvez-vous l’inspiration ? Est-ce qu’il y a une part de vécu dans ces romans ?

Je m’inspire beaucoup de ce que je vois, de ce que j’entends. Un thème développé dans une série ou un film, un décor, une anecdote historique… Tout peut être déclencheur de récit. Donc forcément, il peut y avoir un peu de vécu aussi. Ça reste anecdotique : la façon de décrire une expérience, insérer des détails qui ajoutent de la véracité à une histoire… Mais pour l’instant il n’y a rien d’autobiographique dans ce que j’écris.

Est-ce que vos personnages vous ressemblent ? Ou pas du tout ? 

Malheureusement pour eux, oui. C’est un défaut d’écriture d’ailleurs. Ça les rend assez transparents, timorés. Je suis justement en train de corriger ce problème sur mon dernier roman. Ceci dit, cela se prête bien au personnage de William, dans Le garçon du port.
En fait, le personnage principale prête ses yeux aux lecteur·ice·s pour raconter l’histoire, et j’oublie parfois de le laisser exprimer un peu sa personnalité. En cela, il est comme l’autrice, ils s’effacent pour laisser place au récit. Mais promis, j’y travaille ^^’

Combien de temps vous a-t-il fallu pour écrire vos livres ?

Tout dépend si l’on compte les moments sans écrire ou non ! J’ai commencé Léonie en août 2016 et elle a été publiée en avril 2018, je pense que bout à bout j’ai dû travailler trois mois dessus. Pour Le garçon du port, qui est beaucoup plus long, j’ai eu plus de temps libre ; j’ai commencé en janvier 2018 et il a été publié en mars 2019. Je pense que j’y ai passé six mois en tout.

Quelles sont les raisons pour lesquelles on devrait acheter vos livres ? 

Parce qu’ils traitent de sujets encore trop confidentiels dans le paysage littéraire actuel, parce qu’ils sont publiés dans une petite maison d’édition qui fait un travail de qualité, parce qu’ils ont de belles couvertures et parce que personne ne vous y oblige.

Quel est le livre que vous auriez rêvé d’écrire ? 

Pour jouer le jeu, je vais dire toute la série de l’Assassin Royal de Robin Hobb. Comme ça je n’aurais pas interdit aux fans d’écrire des fan fictions.

Lisez-vous vous aussi des romans historiques ? Ou vous prenez aussi du plaisir à découvrir d’autres genres, si oui, lesquels ?

Je ne lis pas vraiment de romans historiques. J’ai été biberonnée aux classiques du XIXè et XXè siècle (team Zola RPZ !), même si quand je fais le compte je lis assez peu.
J’ai lu beaucoup de fantasy aussi, c’est probablement le genre que je lis le plus. Je crois qu’il y a un lien assez fort entre l’historique et la fantasy.

Quels sont vos livres préférés ?

Est-ce que je peux dire joker ?

Quels sont vos projets futurs ?

Ce fameux projet de trilogie fantasy, qui est actuellement disponible dans sa version bêta sur wattpad et scribay. Je vais me contenter de finir ça déjà, ça sera pas mal pour commencer  😉

Un dernier mot à ajouter ? 

Merci pour ces questions, c’est toujours intéressant de prendre un peu de recul pour parler de ce qu’on fait autrement qu’en faisant de la pub.

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