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Interview de Lucie Farigoul

5 février 2020

Hello, hello,
Aujourd’hui je vous présente Lucie Farigoul, une jeune auteure qui va bientôt publier son livre Entre pétales et épines de rose que j’ai eu la chance de lire en avant première. Vous pouvez retrouver ma chronique juste ici.

Bonjour Lucie, merci pour votre temps ! Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

J’ai 21 ans et viens de Normandie mais j’étudie actuellement à Paris en master Information, Communication pour devenir journaliste.

Depuis quand écrivez-vous ? Qu’est-ce qui vous a poussé à commencer ? 

J’écris depuis que j’ai 10-11 ans. Petite, j’étais impressionnée de voir des auteurs lors de salons du livre. Je trouvais ça formidable et merveilleux de publier quelque chose et que des inconnus puissent le lire. Je voulais donc à mon tour écrire un livre. Il fallait juste que je trouve une histoire. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai voulu écrire la suite d’Harry Potter parce que je ne voulais pas que l’histoire s’achève là où elle s’arrêtait au septième et dernier tome. Mais je n’ai jamais rien fait de tel. J’ai commencé à écrire des débuts de romans très divers dans des cahiers de brouillons, puis sur ordinateur, mais aucune n’était sérieuse. Jusqu’à ce que je commence celle de À jamais dans mon cœur ! vers 11-12 ans. Après avoir arrêté l’équitation, c’était une manière de montrer que j’aimais toujours les chevaux. Pour Entre pétales et épines de rose, j’avais besoin d’extérioriser des choses, et, à ce moment, ça passait par l’écriture. Je ne pensais pas du tout que ça ferait un roman, ni qu’il serait publié un jour. Mais petit à petit, j’ai davantage travaillé dessus et ça a pris forme.

Vous avez aujourd’hui publié un roman young adult et le suivant sortira bientôt, est-ce votre genre de prédilection ? 

Je ne pense pas que ce soit mon genre de prédilection, non. J’ai publié deux romans avec des héros adolescents parce que j’avais plus ou moins leur âge au moment où j’écrivais donc je savais comment les faire agir ou réagir et ce qu’ils pouvaient vivre. Mais mon écriture évolue avec moi et mes expériences. Il y a déjà une différence entre mon premier livre qui a été publié et le prochain qui va sortir. Dans quelques années, j’écrirai sûrement des romans dont les héros auront 30, 40 ou 60 ans et qui s’adresseront davantage aux adultes. Après, quel genre, je ne sais pas, mais je ne pense pas que ce sera du young adult.

Est-ce que vous allez vous essayer à d’autres genres ? Si oui, lesquels ? 

Je vais tenter. J’aimerais bien écrire des romans feel good, qui mettent de bonne humeur, donnent le sourire. J’ai essayé l’imaginaire aussi mais l’histoire est restée au point mort. Pourquoi pas du policier également. J’aimerais bien sortir de ma zone de confort et tester un peu de tout, repousser mes limites. Mais ce ne sera pas pour tout de suite !

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur vos ouvrages ? 

À jamais dans mon cœur ! est un roman assez court qui raconte l’histoire de Victoire, une jeune fille de 16 ans qui rêve de devenir une grande cavalière comme sa mère. Mais tout est remis en cause quand celle-ci décède après une chute de cheval, alors qu’elle montait Dream, leur jument. Victoire décide de vendre cette dernière, la rendant responsable du drame, mais plusieurs événements vont la faire douter. Son père et ses amis seront très présents, tout comme le souvenir de sa mère. À travers cette histoire, j’ai voulu montrer qu’il ne faut jamais abandonner ses rêves et se battre pour les réaliser. J’ai eu de très bons retours sur ce roman, tant d’adolescents que de grands-parents, ce qui est ma plus grande fierté.

Quant à Entre pétales et épines de rose, il évoque les problèmes, les questionnements, les peines que l’on peut avoir à l’adolescence, dans le monde où nous vivons actuellement. J’ai décidé de diviser l’histoire en trois parties. Dans la première, tout sourit à Maëlle, l’héroïne, qui mène une vie heureuse, tranquille. Ce n’est pas celle qu’ont préféré ceux qui l’ont déjà lu, ni celle que j’ai eu le plus de plaisir à écrire car elle peut paraitre un peu superficielle, mais elle était nécessaire à la suite de l’histoire. La deuxième partie est très noire. Toutes les mauvaises choses s’enchainent et je parle d’évènements auxquels chacun peut être confronté un jour au cours de sa vie. La dernière est un mélange des deux premières, ni que positive, ni que négative. La plus réelle peut-être. J’ai voulu montrer que la vie n’est pas toute rose, mais pas toute noire non plus, ce qui est parfois difficile à croire, et qu’il faut se forcer à voir ce qui est positif. Ce qui se cache parfois dans des choses très simples.

Vous traitez toujours des sujets difficiles comme le deuil pour le premier roman et l’anorexie pour le second, pourquoi ? 

Le premier, le hasard j’ai envie de dire. Je ne sais absolument plus comment j’ai eu cette idée. Mais si la mère de Victoire n’était pas décédée, il n’y aurait pas eu d’histoire du tout. C’est ce drame qui est l’élément déclencheur et le fait qu’elle ne soit plus là amplifie les sentiments à son égard. Je la fais vivre à travers les souvenirs.

Pour le second, j’ai eu des problèmes avec la nourriture il y a quelques années et j’aurais pu tomber dans l’anorexie si je ne m’étais pas reprise à temps. Beaucoup d’adolescents/ adolescentes peuvent être confrontés à cette maladie, donc j’avais envie de parler de ce sujet, dire qu’on peut s’en sortir, même si c’est difficile. J’ai donné quelques techniques qui m’ont permis de remanger progressivement et ai parlé des réactions que les proches peuvent avoir. Peut-être, et j’espère, que cela pourra aussi aider des parents qui sont impuissants et totalement démunis face à cette maladie, qui s’inquiètent pour leurs enfants et qui ne réagissent pas forcément de la meilleure manière pour les aider. C’est normal, c’est la peur qui parle, mais cela peut braquer encore plus. 

Vos livres sont plein de sensibilité et d’émotion, comment faites vous pour les transmettre ? 

J’avoue être toujours étonnée, mais très touchée de voir que mes romans émeuvent les lecteurs. Pourtant, je n’ai jamais réfléchi à comment transmettre telle ou telle émotion. Quand j’écris, je me laisse souvent emporter et je m’identifie aux personnages donc je retranscris les choses comme j’aurais pu les ressentir moi, ou bien un proche. Pour Entre pétales et épines de rose, certains passages ont été plus compliqués à écrire que d’autres parce que je me prenais les sentiments en boomerang. Je pense plus particulièrement au passage sur les attentats. Je pouvais être de bonne humeur avant d’écrire, mais après, être à fleur de peau et il ne fallait vraiment pas m’embêter à ce moment. Parfois, je peux être d’une certaine humeur et je me dis que c’est le bon moment pour écrire tel passage parce que ça pourra m’aider. Si j’ai un coup de mou, je peux écrire un passage triste : j’arriverai mieux à trouver les mots et transmettre l’émotion plutôt que si j’étais joyeuse. Jusqu’à présent, je pense que j’étais assez inconsciente dans mon écriture. J’écrivais avec le cœur et ce que je ressentais.  

Comment trouvez-vous l’inspiration ? Est-ce qu’il y a une part de vécu dans ces romans ? 

Je peux m’inspirer de ce que je vis mais j’observe aussi de plus en plus ce qui se passe autour de moi et j’ai été amusée de me rendre compte que n’importe quand et n’importe où, je peux voir, entendre ou sentir quelque chose qui me donne immédiatement une idée, soit pour un roman entier, soit pour un élément que je pourrai intégrer à une histoire déjà existante. Par exemple, dans Entre pétales et épines de rose, les odeurs jouent un rôle à un moment. Cette idée m’est venue un soir, quand je rentrais chez moi et qu’une odeur m’a rappelé un certain moment dans mon passé. C’est le pouvoir des odeurs et j’ai pensé que ce serait bien de l’exploiter. Concernant les parts de vécu, il y en a pas mal dans Entre pétales et épines de rose, que j’ai poussées à l’extrême, mais quasiment pas dans À jamais dans mon cœur!.

Est-ce que vos personnages vous ressemblent ? Ou pas du tout ? 

Les héroïnes me ressemblent un peu, oui, mais je suis plus proche de Maëlle que de Victoire. Au moment où j’écrivais, je ressemblais beaucoup à l’adolescente des deuxième et troisième parties d’Entre pétales et épines de rose mais pas du tout à celle de la première. Aujourd’hui, je ne sais pas si c’est dû au fait que j’ai créé ce personnage ou pas, mais c’est l’inverse. Concernant les autres personnages, certains peuvent ressembler à mes proches.

Combien de temps vous a-t-il fallu pour écrire vos livres ?

Il y a eu sept ans entre le début de rédaction de À jamais dans mon cœur ! et sa publication. Au fil des années, j’apprenais de nouvelles choses en cours qui pouvaient enrichir mon histoire donc je la reprenais et trouvais toujours quelque chose à modifier, à corriger et mon écriture évoluait forcément au fil du temps. Pour Entre pétales et épines de rose, j’ai mis deux ans avant de mettre le point final. Je n’y ai pas touché pendant un an à cause de mes études qui ne me laissaient pas le temps d’écrire, et je l’ai repris quand j’ai vu que Plumes de Marmotte faisait un appel à texte. J’ai modifié et corrigé certaines choses avant de l’envoyer.

Est-ce qu’il y en a un que vous préférez ? Et si oui, lequel ?

Je n’ai pas de préférence, ils sont tous les deux différents. Entre pétales et épines de rose est certainement le plus abouti et celui qui me ressemble le plus, mais À jamais dans mon cœur ! est comme un bébé parce que c’est le premier que j’ai publié et l’histoire n’est pas terminée, elle va me suivre encore un peu j’espère…

Quel est le livre que vous auriez rêvé d’écrire ? 

Très bonne question ! Il y en a plusieurs pour différentes raisons mais si je dois en choisir qu’un seul, je dirais Nymphéas noirs de Michel Bussi pour le final qui est juste fabuleux et absolument inattendu. C’est le roman qui m’a le plus marquée je pense.

Lisez-vous du Young Adult vous aussi ?

J’ai pu en lire il y a quelques années, quand j’étais adolescente, mais plus maintenant.

Quels sont vos livres préférés ?

J’adore les romans de Michel Bussi qui est mon auteur préféré. J’ai découvert Laure Manel aussi avec La délicatesse du homard que j’ai beaucoup aimé, Virginie Grimaldi avec Il est grand temps de rallumer les étoiles… En général, je lis plus des romans feel good, drôles et touchants à la fois, qui nous font voyager, mais aussi des policiers, thrillers, qui nous surprennent tout au long de notre lecture.

Quels sont vos projets futurs ?

Je travaille actuellement sur le tome 2 de À jamais dans mon cœur ! qui m’a été demandé par plusieurs personnes et qui était un projet avant même la publication du premier tome. J’ai aussi une idée de roman depuis plus de deux ans que j’aimerais bien avancer, mêlant romance, comédie, secret, mer, montagne… À voir !

Un dernier mot à ajouter ? 

Je terminerai par deux citations que j’aime particulièrement, qui me motivent et qui pourront aussi vous parler :« Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles » (Oscar Wilde) et « Fais de ta vie un rêve, et d’un rêve une réalité » (Antoine de Saint Exupéry).

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